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On a abreuvé ma génération

On a abreuvé ma génération de sombres promesses d’égalité et de justice pour tous,

de rêves de libéralisme, de consommation éclose de l’anus profond d’un quelconque hippie ayant suivi le mouvement,

du droit à la possession d’une télé, d’un magnétoscope, amenant le respect,

de communistes roulant en 4X4, de T-shirt du CHE, et d’autres idées encore de révolution à la con,

d’écoles parallèles, systèmes éprouvés, cannabis, coco, héro, …

de la peur des pédérastes sidaïques inoculant la maladie à nos fils et nos filles,

de gouvernements irresponsables et malpropres, d’hommes politiques se suicidant de 5 balles,

de montée du fascisme, de l’intolérance, et de Vincent à la télé, de beaufs pas plus teigneux que le reste de la masse,

d’alcooliques enculés jusqu’à l’os,

de femmes superbes aux sourires parfaits, allant tous les jours au turbin dans de somptueuses voitures, et faisant l’amour comme des reines,

de tabous intouchables, de chanteurs jeunes beaux et forts voulant affoler les jeunes filles sans jamais montrer leurs kikis tremblants, pleins de veines bleues, juste comme les autres,

d’avis débiles sur tout, de suffisance, de ventes d’armes dont on ne sait rien et dont les morts sont oubliés de tous, ce n’est pas ma faute, j’y suis pour rien, ce sont des sauvages,

de superbes événements publicitaires, coupe du monde, jeux olympiques, propices aux attentats,

de publicités recherchées par tous à ce qu’il semble…

de ménagères faisant semblant de ne rien comprendre mais qui ne trompent personne,

de préjugés et d’idées prémachées vomies, revomies, encore et encore,

d’accoutumance à toute cette nausée,

de musiques jetables, de sexes jetables, de sentiments jetables, de trous du cul jetables parce que ça vaut mieux. de pastilles vertes à se coller au trou du cul pour moins de pollution,

de débats spectacles n’apportant rien, et se foutant de la gueule du monde,

de princesses explosées sous les ponts, de voitures fantômes, de gaspillages de fleurs, de public vraiment trop con,

de jeunes filles mettables, de tenues sexy affolantes, de Roméo se sacrifiant pour une connasse en short, de respect, - Ha Ha Ha ! -

de béatitude, de poursuites en voiture, de voleurs archi-nuls, de conducteurs aux joints féroces, fonçant sur les flics pour survivre,

de flics faisant feu pour ne pas se faire arracher la pastèque leur servant de tête, de bavures dans les commissariats, d’émeutes injustifiées parfois, de balles dans le dos,

de voleurs de petites culottes tachées, de fours à pizza et autres stupidités du genre,

de crétins hallucinés et géniaux dans l’instant, regardez, j’en tiens une !

de gros cons de flics, de gros cons d’arabes, de gros cons de français, de gros cons d’allemands, de gros cons d’anglais, de gros cons d’irlandais, de gros cons de belges, de gros cons d’américains, de gros cons de tout le reste, et de gros cons tout court,

de conneries de ce genre, de belles chattes en chaleurs pour tous, de beaux mecs en string, affolant les clitos, de ficelles dans le cul, de biceps gonflés,

d’impuissants, de machos, d’alcooliques battant leurs femmes, d’ivrognes en caleçons plein de merde,

de romantiques à écharpe et à la désinvolture soignée venant nous faire chaque soir la leçon,

d’échardes, de plantes de pied profondément coupées, d’épines d’oursins, de souvenirs de vacances, de défécations dans des cabinets turcs, des douches froides de campings, de plages, de veillées autours du feu, de château de sable, d’étrons flottant au fil des vagues, de bateaux gonflables, de matelas pneumatiques,

de mecs croyant à toutes les merdes qu’ils nous servent sur un plateau, de Sécurité Sociale, de RMI, de plans de toutes sortes, d’étudiants à la con se prenant pour l’élite de la nation, de vieux chirurgiens porschistes se prenant pour une élite bafouée, de vieux gros cons de chirurgiens porschistes étant, bien entendu, les pires dégénérés, et les pires merdouilles molles - autant que leurs bites - que la terre n’ait jamais portée,

de chanteuses minables, horribles et casse-couilles comme c’est pas permis, de modèles insupportables, du mirage du choix, je pense donc j’essuie ,

du mirage du libre arbitre, je suis un rebelle , du mirage de la liberté, je n’appartiens pas au système, de vérités tangibles, tu ne penses pas, tu m’essuies, tu es un sous fifre merdeux, tu es le fumier du système,

d’arrêts de bus en vrac, de concours de flambage de voitures, de journalistes créateurs de l’information, le comble, de suck my dick, et Do Anal, de coupes de cheveux ridicules et de piercing je suis un rebelle, la preuve de Raves sauvages, événements culturels, laissez moi rire,

de paranoïaques graves qui feraient mieux d'essayer de se sucer le chichi au lieu de faire chier,

de mauvais conducteurs, des jeunes, des vieux, des gros, des maigres, des avec des nichons, des sans nichon, des moustachus, des poilus du cul, des pas même bourrés, des tarés, des salopards, des enculés de leurs mères, des gros mythomanes, des broute foufounes, des normaux et moi,

de questions aux rebelles : Elle t’est revenue a combien, ta coupe, tête de con, a 45 ans tu auras toujours la même ? Tu n’as pas un peu l’impression de te le faire mettre profond ? Comme nous tous d’ailleurs …

de tueurs pour pas un franc cinquante ; une place de parking ou pire l’honneur, d’assassins du quotidien avec leurs sourires ultra brite, de petits merdeux qui se la pètent –comme moi -,

de pères de familles élevant leurs enfants héroïnomanes derrière 4 murs, de bébés en flammes, de putes angéliques, de cagoles débiles mais qui sucent, d’enlèvements de toutes sortes, de vendeurs de journaux au feu rouge, de comités de chômeurs, de grèves de la SNCF, de grèves des routiers, de ministres bouffant des saucisses, de grèves des dockers,

de nouveau-nés héroïnomanes, de fourrières pour enfants afin de ne pas perturber le tourisme, d’assassinats d’enfants, de ventes d’organes, yeux, reins, parfois un corps entier, est ce que nous nous rendons compte de notre responsabilité ?

de fourmilières où l’on n’aurait jamais dû poser les fesses, de tamanoirs, de fêtes avinées où les viols sont permis, de violeurs infatigables, de minotes de 14 ans se faisant troncher par tout un quartier pèle mêle, adolescents, pères de familles…

de caves profondes où la fille appelle le suivant, de clés dans le vagin, et de piles 1,5 volts dans le cul, de vols de bière destinée à se donner du courage et à supporter toute cette merde dans laquelle on baigne, de lâchetés, de désirs de morts instantanées,

de bière qui monte pour redescendre, de whisky qui éclabousse, de gerbox bien plus surréaliste qu’un bouquin de Breton, de pédophiles belges, de contrôles radars, de gros flics moches et avinés, de présidents sucés et grimpant dans les sondages à défaut de grimper au plafond, de stagiaires suceuses impressionnées par la fonction bien plus que par l’organe, d’un tas de beaux discours sur les droits de l’homme auxquels personne n’a jamais cru,

de haches dans les portes des églises, de frappes chirurgicales, de guerres propres, de cadavres pourrissant en exhalant de doux parfum de roses digne d’un papier toilette première catégorie, de toute cette propagande nauséabonde dont personne ne se plaint pour garder bonne conscience, tête haute et mains propres, de sucettes gourmandes,

de magistrats corrompus, de politiques corrompus, d’hommes d’affaires corrompus, d’électriciens et de déboucheurs de chiottes corrompus, du règne de la bourse, de construction européenne, d’Euro, de conversion, multiplications et divisions, de spaghetti Panzani, de Ravioli Buitoni, de Royal Canin, de croquettes Friskies, et de Gourmet 3 étoiles pour les petits chiens,

de centres d’hébergement, parcs à SDF, pour pas qu’ils crèvent dans nos rues, c’est pas propre nos caniches risquent de choper des furoncles au trou du cul. Et puis il y a des endroits prévus pour ça, loin des regards, soyons humains tout de même, de peur de mauvaise conscience, que ne ferions nous pas…

de Maires virtuels, première à Vitrolles, de films aux titres évocateurs de la connerie de ce siècle master blaster l’exterminateur , survivre pour ne pas mourir et j’en passe et des meilleures,

d’Adeline Halliday, de propagandes pour la bonne cause, de l’échec du communisme, grâce à ce crétin de GI Joe la grosse fiotte,

de promesses d’amour, de merde en barre, de barreaux de haschich, de réussites sociales femelles ; Oh, quelle belle voiture ! de réussites personnelles mâles ; Je suis intelligent, j’ai une belle caisse qui coûte cher, j’ai réussi dans la vie. de filles prêtes à tout par amour des crapuleux, écarte les jambes et tais-toi, tu dois être trop contente d’être avec un mec aussi puissant que moi, qui a la golf qui va bien, avec le son qui va bien, en prime tu as droit au chichi qui va bien, c’est compris dans le lot et c’est même pas en option, si tu veux pas, j’en ai mille autres qui n’attendent que ça, je suis le roi des crapuleux, suce moi ou tu prends des gifles en prime, connasse.

de mecs comme moi, des lâches minables qui ne bougeraient pas si à quelques mètres une meuf se faisait violer par un groupe de mecs dans une voiture. Après tout c’est pas moi qui l’ai forcée à y monter dans c’te caisse.

de coups de couteaux, de mauvais, de moins mauvais, et des bons -de bas en haut -, de rires en boites, de cochons qu’on égorge, de bons saucissons à l’ail, de bavettes de veau, de saucisses de Strasbourg et leurs cochenilles, de produits light, de vaches folles, de tortures d’animaux en laboratoire, de recherches sérieuses, de recherches à la mort moi le nœud, de chats aux cerveaux piqués d’électrodes, de singes cosmonautes électrocutés, d’hommes cosmonautes, de ta mémé la cosmonaute,

de gratte papiers sympathiques, de grattes papiers immondes, de donneurs d’ordres, d’exécutants,

de nymphomanes, de jupes courtes, de sexes mous, de photocopieuses, de sexes durcis, de foufes copieuses, du travail de bureau quoi,

de dames de fer, de rideaux de fer, de bites en bois, d’œils pochés, de violences multiples, de conneries débordantes, de politiques du plus t’es con tu gagnes, de chaussures, de chaussettes puantes, de trous du cul pas si nets en y regardant bien, de taches de merdes, de vieilles pacholes entrebâillées quoique fatiguées,

de types acharnés nous conduisant à la boucherie, de nationalismes exacerbés, de morts inutiles,

d’anciens combattants fiers d’avoir défendu leur mère patrie, de mecs bien contents pour eux,

de tranchés, de traîtres fusillés par leur propre pays, de refus de tuer conduisant au peloton, de politiques de plus t’es un enculé tu gagnes, d’autres guerres, de résistance, de collabos, de Nazis, de putes, de résistants à gerber,

de miliciens rampants, d’opérations de maintien de l’ordre en Algérie, de tortures électriques, d’amis retrouvés morts les couilles dans la bouche, de nettoyages au lance flammes, de légionnaires sanguinaires, violents et fous furieux ayant le pouvoir de vie et de mort,

d’anciens nazis sauvant des vies dans l’armée française, de vrais salopards larguant des humains sur les villages malgaches, de démentis c’est pas vrai , de j’ai rien vu , de massacres en Algérie,

de tueurs à la fausse barbe, d’islamistes sanguinaires, de c’est  pas nous c’est eux de c’est pire ailleurs ,

de et alors, qu’est ce que ça peut foutre, c’est pas ça le problème sale con , de Dieu, pute sublime – forcément – et merdique amenant à tout cela, de la gloire

de Dieu, de la vertu menant à la liberté, du vice, du refus de Dieu, du refus de la vertu menant à la liberté,

du refus ou de l’acceptation de Dieu ne menant de toute façon à rien du tout, du refus ou de l’acceptation de Dieu menant forcement à quelque chose, de balles dans la tête, de creuvures borgnes,

de chiens agonisants, de soit disant fascistes plus humains que certains autres trous du cul qui jugent, de pieds de biches, de virées en voiture, de jeunesses dans les bars, de pastaga pur, de visions, de promesses, de trahisons, de gardes à vue, de flics rigolards et pas mieux ni plus intelligents que le premier crétin croisé dans la rue, de commissariats asiles d’aliénés ; et comment ne pas y devenir fou ?

de capotes, de maux de couilles, de chaudes pisses – blennorragies -, de morpions, d’herpès, d’hémorroïdes, et du roi sida,

du sidathon, du téléthon, bonne occasion de faire la fête, de faire de l’audience de faire pleurer les braves gens, éviter à tout prix de choquer, occasion de rebondir, pub gratuite, carrière, marché, ventes de disques, chansons torchées à la va vite, et parfois sincérité, au milieu de toute cette fiente de porcs.

de tout le gratin de St-Trop, des mariages d’Eddie, de toute cette nullité ambiante, de tout ce purin humain, promenant des culs flasques autour d’une piscine, touchant les nichons et les culs de pétasses consentantes cocaïnées à point et à la raie bien astiquée pour l’occase, un rail pour devant, un rail pour derrière, prostitution par contrat, ou plus classique, petites filles - puputes - prêtent à se faire grimper par le vieux et espérant toucher le gros lot lors d’un astiquage plus intensif que les autres ; on devrait y arriver en mettant du cœur à l’ouvrage ; du sentiment d’ être des sous merdes,

de Christophe Lambert, du truc de se branler de la main gauche pour avoir l’impression que c’est la main de quelqu’un d’autre, pour nous faire oublier les orgies du vieux,

de l’école des fans, de morales et d’idées castratrices imposées par ceux qui nous enculent à sec ; voler c’est pas bien, ne trompe pas ta femme, travaille dur pour réussir, le travail c’est la santé, tu es le roi chez toi, ton intérieur est formidable, si tu réussis dans la vie tu auras une belle voiture, une belle femme formidable pour élever tes enfants, travaille bien et tu seras récompensé, sois droit, honnête, tu es un citoyen responsable, tu as le droit de voter pour qui tu veux – ha ha ha -, tu as le choix, tu es en démocratie, c’est toi le patron; de la débilité profonde de ceux qui croient refuser cette grande tartine de merde, - je suis libre, je ne vote pas, je suis dangereux car je réfléchis, je suis mieux que les autres, je suis hors de tout, hors du lot, je suis un putain de génie, le vilain petit canard, je suis le plus malin, je suis un rebelle. - ouais ! C’est sur tu as raison exécrable crétin,

de cancer du sein, du poumon – faite entrer la monnaie -, de la prostate, de problèmes dans les cités, de malades mentaux, de fleurs de courgette, de crêpes suzette, de fondues savoyardes, d’escargots merde,

de chapeau, de musiques, de blues, de danses réservées aux crétins sous acides, de sumos, de torcheurs de sumos, de portemanteaux, d’histoire d’elfes et de lutins, de canards en plastiques, de godemichets en kevlar, de canules,

de verres en plastique, d’anus artificiels, de bars américains, de Budweiser –bière de merde- et de pitbulls,

de tueurs à la hache, de barmaids obèses mais gentilles auxquelles on paît le coup, d’ivrognes dérangés par la fumé de cigares et sortant leurs opinels, de détournements d’avions, de vendeurs de ballons, de vendeuses de bonbons, de monstres gentils, oui c’est un paradis,

de vaisseaux spatiaux en forme de phallus, de vices utiles, de chattes enfouies sous une douzaines de plis de cuisses, de putains édentées, de riches vicelards montant sur elles,

d’un tas de trucs bien, je vous l’assure, de stylos trois couleurs, de papier calque, de règles en plexi, de professeurs pieds noirs, de collines, de cabanes, d’oiseaux, de cuisinières pourrissantes, de carcasses de voiture, de chasse à la tourterelle, de chevaux vendus à l’abattoir pour y êtredescendus, proprement, d’une balle dans la tête, de tartes aux pommes pour l’école primaire, de chats dormants voluptueusement dans les lits, d’autres mourants les yeux ouverts, empoisonnés ou écrasés, de chiots agonisants sous nos yeux,

de chats envoyés à la piqûre, d’os à nu, de grands-pères vus pour la dernière fois, d’hôpitaux inhumains vous charcutant et vous torturant, coupant des pieds, des jambes... de  pourquoi ? , de folies, de rages salvatrices contre Dieu, de piétinements de bible, de tristes figures,

d’andouilles, de steaks frites mayo, d’andouillettes frites, de tasses à café, de merguez frites harissa, de chiottes bouchés, d’hamburgers, de compréhension pour Anthony Burgess, de brûlures profondes, d’écorchures romantiques et stupides, d’ouverture des perceptions d’enfermement sur soi,

de marées noires, de poissons crevés, de Greenpeace, d’extinction des baleines, d’arnaques aux cancéreux, bravo Crossmary,

de murs de bétons, de caves, de terrains de basket, de pelouse, de parcs où s’épanouissent les seringues, de pylônes, de lignes haute tension, de capteurs, de relais SFR, de capotes télécommandées, de voitures roulant sur le toit, de violences, urbaines, rurales, d’écoliers armés, de rackets, de gifles, de coups de cutter, de rasoir, de chaînes, de deal, de nains assassins, de blanches neiges, de princes éclopés,

de politiques formidablement bien menés, de camping cars, de routards puants, nouveaux aventuriers à la manque et pourtant obsolètes, bon pour la première corbeille à papier venue, d’hommes politiques, passant le plus clair de leur temps à essayer de gagner des voies, à se disputer, se trahir - s’enculer les uns les autres à la première occase -, toucher des pots de vins au lieu de faire le travail pour lequel on les paie,

de foi en les institutions de notre beau pays qui n’est malgré tout pas si mal au vu du bordel mondial,

de fleurs, de champs de cotons,

de chants Gospel assourdissants, de paysages industriels sublimes – polluants -,

de pastèques, de tomates, de nuages s’arrêtant à la frontière, de carottes radioactives, de céleris rémoulade, de belvédères magnifiques, de champs de grillons,

de promenades solitaires dans les mélèzes, sans plus penser à l’autoroute dont le grondement se rapproche un peu plus chaque jour pour ramener une sacrée flopée de crétins, leurs grosses et leur morveux pour tout saloper, sans plus penser à tout ça et observer seulement le ciel bleu, les nuages pour une fois encore, peut être la dernière.

La vie est belle;


macgowan




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